Notre conviction est simple : la République Démocratique du Congo ne doit plus être seulement perçue comme un pays minier, forestier ou stratégique ; elle doit devenir, à l’horizon 2060, l’une des plus grandes destinations touristiques, écologiques, culturelles et mémorielles du monde.
La RDC possède un patrimoine exceptionnel : le fleuve Congo, les gorilles de montagne et de plaine, les volcans, les forêts équatoriales, les chutes, les lacs, les parcs nationaux, les cultures ancestrales, la rumba, l’histoire de la traite, de la colonisation, de l’indépendance et de la résistance nationale. L’UNESCO recense déjà plusieurs sites congolais du patrimoine mondial, notamment Virunga, Garamba, Kahuzi-Biega, Salonga et la Réserve de faune à okapis.
Pourtant, ce potentiel reste largement sous-exploité. La RDC a validé en 2024 une Politique nationale du tourisme visant jusqu’à 7 milliards USD de recettes annuelles et 200 000 à 500 000 emplois d’ici 2030, selon les données rapportées par Forbes Afrique.
Notre ambition pour 2060
Faire du tourisme un pilier majeur de la diversification économique, de la cohésion nationale, de l’emploi des jeunes, de la valorisation culturelle et de la diplomatie d’influence de la RDC.
À l’horizon 2060, je veux une RDC capable d’accueillir des millions de visiteurs par an, non pas dans un tourisme de masse destructeur, mais dans un tourisme hautement organisé, sécurisé, écologique, communautaire et rentable pour les populations locales.
Les 10 piliers de notre politique touristique
1. Faire du tourisme une priorité nationale de développement.
Le tourisme doit être traité comme un secteur économique stratégique, au même niveau que les mines, l’agriculture, l’énergie et le numérique.
2. Sécuriser les grands corridors touristiques.
Sans sécurité, il n’y a pas de tourisme. Il faut créer des zones touristiques sécurisées autour de Kinshasa, Kongo Central, Katanga, Kasaï, Équateur, Tshopo, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika.
3. Réhabiliter les sites emblématiques.
Virunga, Kahuzi-Biega, Salonga, Garamba, les chutes de Zongo, les chutes Wagenia, le fleuve Congo, le lac Kivu, le lac Tanganyika, Mbanza-Ngungu, Kisantu, Gbadolite, Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Kisangani et Kinshasa doivent devenir des pôles touristiques structurés.
4. Créer une marque nationale forte : “Visit Congo 2060”.
La RDC doit raconter une autre histoire : celle d’un pays majestueux, profond, culturel, spirituel, jeune, vert et puissant.
5. Développer le tourisme écologique et communautaire.
Les populations riveraines des parcs et sites touristiques doivent devenir les premières bénéficiaires : guides, hôtellerie locale, artisanat, restauration, transport, coopératives, emplois verts.
6. Créer une Agence nationale de développement touristique.
Elle serait chargée de structurer les investissements, labelliser les sites, mobiliser les partenaires, former les acteurs et coordonner les provinces.
7. Lancer un Fonds national d’investissement touristique.
Ce fonds financerait les infrastructures touristiques : routes d’accès, pontons, signalétique, centres d’accueil, toilettes publiques, petits hôtels, lodges, plateformes numériques et formation.
8. Former une nouvelle génération de métiers touristiques.
Guides, hôteliers, restaurateurs, agents d’accueil, gestionnaires de sites, interprètes, créateurs culturels, photographes, vidéastes, artisans, chauffeurs touristiques.
9. Relier tourisme, culture et économie créative.
La rumba, la mode, la cuisine congolaise, les festivals, le cinéma, les arts plastiques, la littérature et les musées doivent devenir des produits touristiques à part entière.
10. Faire du tourisme un outil de diplomatie.
Un pays visité est un pays mieux compris. Le tourisme doit devenir une arme douce pour améliorer l’image internationale de la RDC.
Les grands projets phares
Nous proposons notamment :
Le Grand Circuit du Fleuve Congo, de Kinshasa à Kisangani ;
Le Corridor Vert Virunga–Kahuzi-Biega–Lac Kivu ;
Le Circuit Mémoriel de l’Histoire congolaise, de l’État indépendant du Congo à l’indépendance ;
Le Programme Kinshasa Destination Capitale ;
Le Parc national de la Rumba congolaise ;
Le Festival international “Congo 2060” ;
Les Villages touristiques communautaires dans chaque province ;
La Carte touristique numérique nationale ;
Le Visa touristique simplifié et digitalisé ;
Le Label “Destination Congo Durable”.
Notre vision finale
À l’horizon 2060, je vois une RDC qui ne vend plus seulement ses minerais, mais qui révèle au monde son âme, sa beauté, sa profondeur et son génie culturel.
Je vois un pays où le tourisme crée des emplois, protège les forêts, valorise les peuples, finance les territoires et réconcilie les Congolais avec leur patrimoine.
Le Congo de 2060 doit être une destination mondiale : sauvage, culturelle, mémorielle, écologique, spirituelle et moderne.
Le tourisme congolais ne doit pas être un secteur secondaire.
Il doit devenir l’un des visages les plus lumineux de l’émergence nationale.
Walter Mulumba Nyengele
Président, Congo Emergence
Consultant en gouvernance, stratégie et développement durable



